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Syrie: la Russie et la Chine opposent leur veto au projet de résolution 2011

Syrie

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© AFP/ Ho-Sana

09:32 05/10/2011
NEW YORK (Nations unies), 5 octobre – RIA Novosti

La Russie et la Chine, détenteurs du droit de veto au Conseil de sécurité de l’Onu, ont de nouveau bloqué mardi un projet de résolution contre le régime de Bachar el-Assad.

L’article 9 du projet présenté par les pays européens prévoit la possibilité d’imposer des sanctions contre la Syrie si les autorités ne mettent pas fin aux violences dans un délai de 30 jours.

Craignant la réédition du scénario libyen, la Russie rejette toute résolution prévoyant des sanctions contre le gouvernement syrien. Bien que le projet déposé par des pays européens ne mentionne qu’une “menace de sanctions” envers le régime, la Russie et plusieurs autres membres du Conseil de sécurité s’y opposent.


La Syrie est secouée par un mouvement de contestation du régime de Bachar el-Assad. Les troubles ont débuté à Deraa (sud) avant de s’étendre à d’autres villes. Selon les données de l’Onu, la répression de la révolte populaire par les forces de sécurité aurait fait plus de 2.700 morts.

 

Pour sa part, Damas dément ce chiffre et affirme que près de 800 militaires et policiers ont été tués par des “éléments terroristes armés” et évalue à 1.400 le nombre des victimes des deux côtés.



Une journaliste italienne : Washington encourage la violence en Syrie

01 Oct 2011

 

Rome  /  La journaliste italienne Alessia Lai s’est étonnée des déclarations de Mark Toner, porte-parole du Département d’Etat américain, dans laquelle il justifiait le recours des opposants en Syrie à la violence contre les forces de l’ordre et l’armée.

 

Dans une analyse publiée hier par le quotidien italien Rinascita sous le titre /Washington encourage la violence en Syrie/, la journaliste italienne a indiqué que les déclarations américaines s’étaient faite simultanément avec les actes de meurtre perpétrés par les groupes armés contre des innocents syriens, civils et militaires.

 

“Washington déforme la démocratie et justifie la violence pour servir ses objectifs”, indique Mme Lai qui évoque dans ce sens la négligence par le média occidental de parler des personnes armées qui terrorisent et tuent les innocents et les civils.

 

La journaliste Lai a mis l’accent sur les armes trafiquées par les groupes armés “qui voulaient transformer la Syrie en Emirat façonné par l’Amérique”, soulignant que ces armes déployées dans nombre de villes syriennes ont été utilisées par les groupes armés pour assassiner des académiciens et des officiers.

 

La journaliste a évoqué la réaction courroucée des Syrien pour la visite hier de l’ambassadeur des Etats-Unis au bureau de l’un des avocats au centre de Damas, soulignant que cet avocat, un opposant, était dans son bureau, il n’était ni emprisonné ni torturé par les forces de police.

 

La journaliste a fait noter que les visites de provocation des ambassadeurs des Etats-Unis et de la France dans des villes syriennes visaient à présenter le soutien à tout opposant du gouvernement syrien.


 


Commentaires :

La Russie craint la « réédition du scénario libyen » explique également le site de l’agence de presse russe Ria Novosti. Une raison qui justifie également le positionnement des autres pays émergents, les BRICS, qui siègent actuellement au Conseil de sécurité : Brésil, Inde et Afrique du Sud.

Ils estiment que la mise en œuvre, sous commandement de l’Otan, de la résolution 1973 du Conseil de sécurité est allée au-delà des exigences d’un texte qui instaurait une zone d’exclusion aérienne et autorisait des actions militaires pour protéger la population civile des forces de Mouammar Kadhafi.

Quant à la Chine, c’est un partenaire stratégique de la Russie depuis la signature le 16 juillet 2001 de leur « Accord de bon voisinage, d’amitié et de coopération ». …. Les deux alliés votent ainsi traditionnellement de manière identique au conseil de sécurité de l’ONU….

Le véto sino-russe a provoqué les foudres des Occidentaux, à commencer par la France.

« Nous ne pouvons plus douter aujourd’hui de la signification de ce veto », a réagi l’ambassadeur de France à l’Onu, Gérard Araud. « Ce n’est pas une question de formulation, c’est un choix politique, c’est un refus de toute résolution du Conseil contre la Syrie. »…

Du côté des Etats-Unis, l’ambassadrice Susan Rice a affirmé que son pays était « furieux du fait que ce Conseil ait complètement échoué » dans sa tentative de traiter « un défi moral urgent et une menace croissante à la paix régionale ». ….